Prologue de Brazzaville à Singapour

De Brazzavile à Singapour Les Tribulations d'un boulanger voyageur. [Aux éditions du Net]

                                        
                  De Brazzaville à Singapour Les tribulations d’un boulanger voyageur...

                  Un Récit un Livre

                                                           De Brazzaville à Singapour                                            

                                                         Travailler au bout du monde

 

Dans la vie, il faut se donner les moyens de surmonter les difficultés, d’apprécier les challenges et les voyages. L’auteur relate son parcours professionnel peu ordinaire dans un univers bien particulier, en ayant suivi un long chemin, un passé attachant conté avec tact, tendresse et sensibilité. Que l’on soit explorateur, aventurier ou simple touriste, la magie du voyage opère toujours. L’auteur nous fait partager son aventure dans des pays parfois difficiles, que ce soit sur les plans sécuritaire ou politique du pays, ou sur des îles lointaines, avec des modes de vie souvent particuliers, des religions différentes et des gastronomies variées. Ces aventures laissent en mémoire des années d’enchantement et d’insouciance, qui forment ensuite un certain art de vivre. Elles laissent des souvenirs impérissables et nostalgiques dans la mémoire du voyageur. Dans cet ouvrage libérateur de souvenirs, il relate son vécu et sa vision d’événements, que ce soit sur terre ou en mer, son parcours international, riche d’expériences. Face à des conditions de vie souvent extrêmes, une solide motivation était de rigueur, obligeantes équipes à se mettre en quatre, que ce soit concernant la gestion base vie à terre ou d’une base vie offshore en mer.

                                                                                                              Mes convictions…

La boulange, ça mène à tout ! J’aurais pu être un héros d’Hergé. Sauf que Tintin n’était pas boulanger comme moi, mais journaliste. Je n’ai pas hésité à élargir mon périmètre professionnel et géographique. J’ai vite fui le cercle familial de ma languide campagne

sarthoise de Saint-Pierre-du-Lorouër pour des contrées lointaines : le Congo, l’Algérie, le Nigeria, l’Arabie Saoudite, l’Irak, la Polynésie française, l’Allemagne de l’Est (RDA) ainsi qu’un parcours maritime avec la marine marchande. J’ai suivi une formation de boulanger, une autre formation dans l’école hôtelière de Vichy, avant d’élargir mes horizons affectifs et artistiques avec la photographie, éducatifs avec le vulcanologue Haroun Tazieff et le documentariste Christian Zuber, connu pour ses émissions télévisées caméra au poing et ses conférences à Connaissance du monde, m’initiant à l’écologie balbutiante et m’ouvrant au monde. Lors de mes escapades et missions à tout risque partout sur la planète,

dans les points chauds de pays fermés, j’ai vécu dans des bases vie pour assurer la gestion de l’intendance alimentaire et l’hébergement sur des villages temporaires à l’occasion de gros

chantiers. Nourrir, loger, servir et assurer le bien-être de milliers de personnes réunies au bout du monde, dans des sites miniers, sur des plateformes pétrolières, dans le BTP, sur des sites gaziers, etc. Nommé à Mururoa, je fus amené à côtoyer les artificiers des forces militaires françaises jouant avec des allumettes peu ordinaires. Au cours de mes divers séjours, j’ai assisté à quatorze explosions nucléaires souterraines, onze tirs atomiques, deux tirs de

sécurité et au premier essai de la bombe à neutron dont le nom de code était « Pylade ». Des tirs allant de cinq à cent cinquante kilotonnes, tous invariablement parfaits selon les autorités militaires et le commissariat de l’énergie atomique de l’époque. Pourtant, j’avais déjà des raisons d’en douter. D’où aujourd’hui, sans doute, des documents récemment déclassifiés révélant les silences et/ou la désinformation qui entouraient ces nombreux essais, notamment

la pollution atmosphérique terrestre et marine ainsi que la déstabilisation des lagons. Mais je n’ai pas d’avis particulier sur les essais nucléaires. Dans cet ouvrage, je vous transporte dans des contrées où j’ai vécu agréablement, ou d’autres pays où j’ai couru un certain danger

physique et psychologique, par exemple l’Irak, le Nigeria, l’Allemagne de l’Est. Dans chaque pays j’ai analysé la géopolitique. Tout cela se traduit par des aventures très variées En écrivant cet ouvrage, j’ai voulu faire partager un moment de ma vie dans un style simple. Curieux et passionné, je tâche d’étayer mon parcours avec des documents très personnels et des photos, que j’ai gardés depuis 1966, âge où je suis entré dans la vie professionnelle. Et je me suis lancé un défi !

Comment ai-je pu me rappeler toutes ces anecdotes et l’intégralité de mon histoire, toutes ces années passées à l’extérieur ? Eh bien, chaque jour, j’ai pris

des notes dans mon journal de bord et j’ai gardé toutes les lettres et documents,

passeports et fascicules maritimes avec les photos. Quand je suis revenu définitivement en France, l’enchantement et le surnaturel m’ont fait ouvrir ma petite valise fondamentale. Je me suis dit que je ressortirais ces mémoires de la petite valise quand l’heure de ma retraite aurait sonné. Que j’écrirais un manuscrit

et le présenterais à un éditeur ! Retracer son histoire, avec ses réussites et ses échecs, ces incidents et accidents. Parfois, prendre en compte la colère de ceux et celles qui luttent contre l’oubli. Dans les années 1970, en passe de devenir chaotique, l’art de vivre n’était qu’illusions, et mes ambitions se sont effacées lentement. J’ai donc décidé de me prendre en main et de rebondir.

          La quatrième de couverture                                                                                     

Pour écrire un livre sur ses mémoires il faut savoir rêver, mais parfois aussi se faire un peu violence pour réussir à tout se rémémorer, à remettre dans l’ordre les anecdotes, les moments heureux ou plus difficiles qui constituent une vie entière. On peut alors partager son vécu, et se dire « heureux comme Ulysse a fait un long voyage ». Mon livre est un véritable voyage qui ouvre sur le monde. Il fait parti de mon histoire et de mon identité. Comme mon métier m’a permis de véhiculer l’image de la France sur toute la planète, j’aimerais qu’il rayonne auprès de mes lecteurs.

Alain Juignet a fait sa carrière comme Boulanger aux quatre coins du monde. Avec son premier roman, boulanger de l’extrême (2014), il avait obtenu de nombreux articles de presse élogieux notamment dans Ouest-France, le Maine libre ou encore le Grand Angers.

                                                                                                                                                                      

Mes conclusions ! Il ne faut pas croire, l’expatriation n’est pas la panacée. Quand on se sent seul de l’autre côté du miroir, on constate que la réalité sur place est plus nuancée. J’ai vu certains arrivés sur place et au bout de huit jours tourner les talons. En ce qui me concerne j’ai persisté plusieurs années sans lâcher prise. Peut-être par fierté, mais surtout par curiosité. On nous appelait les salariés expatriés, ou le backpacker. L’expérience de l’éloignement, du nouveau, de l’inconnu, ce côté grisant, fascinant, mais aussi il faut le dire très violent. Mais voilà ! Ça on n’en parle pas. La solitude culturelle un sentiment d’isolement si particulier. La solitude n’est bien sûr pas un mal réservé à ceux qui ont choisi de partir vivre des missions dans un autre pays. Nous sommes nombreux à en souffrir chaque jour. Parfois même plus proche de nos familles. Je ne parle même pas de la souffrance des millions de personnes qui sont-elles en exil forcé dans des sociétés qui ne sont pas bienveillantes à leur égard. Pris dans la course du quotidien pour s’adapter expérimenter vivre l’intensité de l’expérience on oublie toutes les petites difficultés qu’on arrive à surmonter chaque jour. Toutes les petites choses qui ont provoqué des émotions fortes. Et aussi toutes ces petites choses que nous n’avons pas eu le temps de traiter sur le moment. Si on est en burn-aout l’employeur, ne viendra pas nous cajoler, et n’ira pas non plus prendre un rendez-vous chez un psychologue ou un psychanalyste comme en France. Toutefois avec du recul et mon expérience dans ces pays où j’ai travaillé qui n’étais pas des pays faciles, auxquelles tous les jours j’étais face à moi-même, et tous les matins je me remettais en question. Je me permets de recommander à toutes celles et tous ceux qui sont tentés par ce genre d’expérience de bien se renseigner et d’y regarder à deux fois. 

                                                                                                                                                                                                                                              Sommaire - Prologue - (I) - il faut commencer par un rêve. Et les choses deviennent réelles à un moment ou à un autre. - (II) formations au centre d’études du tourisme hôtelier de Vichy. - (III) Ah… Et à propos de l’essentiel. - (IV) au Congo Brazzaville, mission offshore pour Elf. - (V) l’intendance suit au Congo Brazzaville. Dupont et les pygmées dans la forêt équatoriale. - (VI) petite mission sur la plate-forme Platon en mer du Nord. - (VII) Mururoa, l’île aux cailloux fondus témoins de la bombe. - (VIII) les croisières en Méditerranée.- (IX) les mers et les océans au long cours. - (X) en route pour les TAAF : terres australes et antarctiques françaises l’archipel des îles Kerguelen s’appelait jadis les îles de la désolation » - (XI) l’Allemagne de l’Est soviétique et le rideau de fer. Que s’est-il passé derrière le mur de Berlin ? - (XII) mon arrivée dans un pays en guerre, entre Iran et Irak au début des années 1980. Tout peut arriver à Bagdad ! - (XIII) missions dans le golfe persique Abu Dhabi, territoire des émirats arabes unis. - (XIV) le Nigeria et toute sa misère. Du travail aux Noires ! Pour les Blancs. - (XV) l’Algérie une terre et son histoire aux portes fermées, avec un peuple réduit au silence. - (XVI) mes conclusions.

De Brazzavile à Singapour Les Tribulations d'un boulanger voyageur

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Date de dernière mise à jour : 13/11/2018