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Mes conclusions

        

                                                  Mes conclusions !

Il ne faut pas croire, l’expatriation n’est pas la panacée. Quand on se sent seul de l’autre côté du miroir, on constate que la réalité sur place est plus nuancée. J’ai vu certains arrivés sur place et au bout de huit jours tourner les talons. En ce qui me concerne j’ai persisté plusieurs années sans lâcher prise. Peut-être par fierté, mais surtout par curiosité. On nous appelait les salariés expatriés, ou le backpacker. L’expérience de l’éloignement, du nouveau, de l’inconnu, ce côté grisant, fascinant, mais aussi il faut le dire très violent. Mais voilà ! Ça on n’en parle pas. La solitude culturelle un sentiment d’isolement si particulier. La solitude n’est bien sûr pas un mal réservé à ceux qui ont choisi de partir vivre des missions dans un autre pays. Nous sommes nombreux à en souffrir chaque jour. Parfois même plus proche de nos familles. Je ne parle même pas de la souffrance des millions de personnes qui sont-elles en exil forcé dans des sociétés qui ne sont pas bienveillantes à leur égard. Pris dans la course du quotidien pour s’adapter expérimenter vivre l’intensité de l’expérience on oublie toutes les petites difficultés qu’on arrive à surmonter chaque jour. Toutes les petites choses qui ont provoqué des émotions fortes. Et aussi toutes ces petites choses que nous n’avons pas eu le temps de traiter sur le moment. Si on est en burn-aout l’employeur, ne viendra pas nous cajoler, et n’ira pas non plus prendre un rendez-vous chez un psychologue ou un psychanalyste comme en France. Toutefois avec du recul et mon expérience dans ces pays où j’ai travaillé qui n’étais pas des pays faciles, auxquelles tous les jours j’étais face à moi-même, et tous les matins je me remettais en question. Je me permets de recommander à toutes celles et tous ceux qui sont tentés par ce genre d’expérience de bien se renseigner et d’y regarder à deux fois. Et je conclurai par cette phrase « vouloir n’est-ce pas pouvoir ».